La Cour des comptes a organisé, en partenariat avec la délégation de l’Union européenne à Alger, aujourd’hui mercredi 29 mai 2024 à l’hôtel El Aurassi, le séminaire de clôture du jumelage institutionnel portant sur « le renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles de la Cour des comptes ».
Conclu avec un consortium constitué de la Cour des comptes française et du Tribunal de contas portugais, pour un montant de 1.000.000,00 d’euros, ce jumelage s’est étalé sur une période de 24 mois (mars 2022-mars 2024, dans le cadre du programme de Facilité d’appui aux priorités du Partenariat Algérie – Union européenne « FAPP ».
La cérémonie de clôture du jumelage a été présidée par M. Abdelkader BENMAROUF, Président de la Cour des comptes algérienne, en présence de hauts responsables de l’État, d’ambassadeurs, d’experts, et des cadres et magistrats de la Cour des comptes.
Dans son allocution d’ouverture, M. Abdelkader BENMAROUF, Président de la Cour des comptes, a précisé que l’Algérie, à l’instar de nombreux États, a engagé récemment des réformes pertinentes dans la gestion des finances publiques, en particulier, à travers la transformation du mode de gestion des ressources publiques d’un budget basé sur les moyens à un budget axé sur la performance et les résultats.
Il a par ailleurs, souligné que cette réforme découle de la mise en œuvre de la loi organique n°18-15 du 2 septembre 2018, relative aux lois de finances, qui représente la constitution financière de l’État en matière d’exécution et de contrôle des finances publiques.
Aussi, au cœur de cette réforme, la Cour des comptes s’est vue confiée, à travers l’article 88 de ladite loi, une nouvelle mission portant sur la certification des comptes de l’État, d’une part, ainsi que l’appréciation des résultats d’exécution des lois de finances et de la gestion des crédits examinés au regard des programmes mis en œuvre, d’autre part.
En effet, ce programme de partenariat multilatéral a permis de consolider le professionnalisme de la Cour des comptes vis-à-vis de ses partenaires, à travers les résultats palpables enregistrés et qui consistent précisément à permettre à la Cour, d’être en mesure d’effectuer des audits financiers en vue de certifier le compte général de l’État, de consolider ses méthodes d’audit de performance et d’évaluer les programmes et politiques publiques dans un contexte budgétaire axé sur la performance et les résultats, et de réaliser son plan de numérisation de ses activités de contrôle.
De même, M. Abdelkader BENMAROUF a souligné que la période du jumelage a été marquée par une coopération institutionnelle exemplaire avec le ministère des Finances, comme du reste, avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des Travaux publics et des Infrastructures de base, de l’Agriculture et du Développement rural. Ce qui a été une occasion de consolider les relations de la Cour des comptes avec les parties prenantes, le tout dans une ambiance d’entraide mutuelle et très fructueuse.


